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Au lieu de s’excuser et
de compenser la catastrophe selon laquelle se sont déroulés les 9 semaines
de la gastro-entérologie, un grand sabotage a été mis en œuvre le jour du
contrôle, pour se sentir encore plus fort peut être, et se régaler de cette
scène ou les étudiants sont clairement perdants, puisque ici contrairement à
la quasi-totalité des universités du monde, la réussite d’un professeur est
assurée par le pourcentage important d’échec qu'il engendre (puisque c’est
de très grands médecins), et liquider de futurs mauvais médecins selon eux,
est bien plus facile que de former de futurs bons médecins, et la preuve de
leurs capacités absolument incontestables est le taux de mortalité suite aux
pathologies malignes et bénignes, traitées dans nos hôpitaux.

Petit aperçu :
Quatre semaines passées, seulement 10 cours sont faits sur 24, les
étudiants sensés se reposer pendant les vacances de Décembre, pour pouvoir
poursuivre leur année universitaire avec de meilleurs capacités, essayent de
rattraper le temps... La reprise au mois de janvier n’est pas prometteuse,
aucun rattrapage, mais d’avantage d’absences, jusqu'à la septième semaine ou
l’étudiant est fatigué ou plutôt le programme devient hyper "asthénisant",
deux cours sont faits par jour, avec le T.D et les pseudos stages, ou
l’étudiant n’arrête pas de se faire savonner parce que son cerveau est
limité, un cerveau bloqué par l’auto formation très fatigante à la quelle il
a due faire recours, et les polycopiés très volumineux, alors il ne sait
plus s’il faut comprendre, ou apprendre, et que doit apprendre le
généraliste, puisqu’on retenant autant de détails on finit par tout perdre,
et il y a aussi la manière très (non structurée) selon laquelle les cours se
sont déroulés, lecture d’un joli polycopié , mis a part quelques
professeurs… que de la théorie qui bourrent les têtes pour rien, l’anapath
est devenue un discours dans l’air, sans jamais rien voir, et pourtant c’est
tellement détaillé qu’on se sent spécialiste, en fin la pratique qui est un
rituel très drôle, puisque ce qu’on fait c’est suivre la visite du médecin
responsable, autour de lui 50 personnes, dont au maximum 10 arrivent à
entendre, et entendre quoi, les observations… l’unique chose qu’on arrête
pas de faire. Puis on en veut à l’étudiant de ne pas faire des
consultations, alors qu’il n’a jamais été pris en charge par un médecin,
sensé lui montrer pratiquement comment va-t-il faire cette consultation, qui
a été décrite en sémio : doit se faire dans une salle de consultation, dans
de bonnes conditions… mais en réalité l’étudiant doit la faire au lit du
malade devant 3 autres malades, à 7h45 parfois alors qu’il dort... Avant de
terminer je vous parle du célèbre toucher rectal qu’ils veulent qu’on fasse
aux patients, à leur lit devant 1000 personnes, sans disposer de lubrifiant
ni de doigtiers, et sans jamais avoir vu un médecin expérimenté le faire...
Un autre fait choquant, des étudiants de ce module qui
ont eu la chance de faire leurs stages de gastro-entérologie, au service de
pédiatrie d’EL MANSOURAH, là ou ils ont profité pour faire un T.D dont le
thème était :les bourses aigues.

Neuvième semaine, un
étudiant hyper saturé, les rattrapages se poursuivent, la course contre la
montre aussi, les cours qu’il a assisté mélangés dans sa tête, et un examen
très littéraires, avec 09 questions (synthèse), sur les derniers cours faits
à la va vite, à la 9ème semaine, comme on le dit : les hypo tombables, ne se
basant nullement sur les plus importants, sans cas clinique, juste des
questions ou on veut savoir si l’étudiant à appris tout bêtement ou non, un
control long sans structuration, une partie chirurgie qui n’a presque aucun
rapport avec la chirurgie…et bien sur c’est la faute des étudiants !
Jusqu'à quand cette
autre génération responsable d’assurer la bonne formation d’un futur médecin
algérien, sera-t-elle là juste pour juger et en vouloir à l’étudiant de ne
pas lui avoir donner ce qu’elle espère, juste parce qu’elle ne lui a pas
donné le nécessaire, et à quoi bon les comparaisons insensés avec les autres
nations, qui nous dépassent de mil ans d’évolution morale avant tout.
Qui a fait la France ? les français eux mêmes, même chose
pour le japon, et même pour les pays médiocres, alors si les étudiants la
bas sont meilleurs il ne faut pas oublier que même l’administration,
enseignants, sécurité….etc sont meilleurs, et sur tout que toute génération
dépend de celle qui l’a instruite.
RealVoice
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